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Du fournisseur au client, du produit au packaging, de la logistique aux infrastructures… Le Développement Durable touche à tellement d’aspects de l’entreprise qu’il peut être difficile d’y voir clair. Découvrez dans cet article comment devenir progressivement une entreprise durable et résiliente face aux enjeux sociaux et environnementaux d’aujourd’hui. Et donc plus pérenne ! Prowd décrypte pour vous quelques best practices

Au menu de cet article :

  1. Le quick win des éco gestes au bureau
  2. Diagnostiquer l’impact de son activité
  3. Adapter, transformer le coeur de son activité
  4. Evaluer et communiquer
  5. Les labels RSE et DDurable

Le “quick win” des éco-gestes au bureau

Il s’agit d’un premier pas simple et judicieux vers le développement durable, et même pour les sceptiques ! En effet, pour cela, nul besoin de transformer le cœur de métier ou d’investir lourdement : juste proposer des petits “pas de côté” aux collaborateurs :

  • ramener un mug réutilisable à la machine à café (plutôt qu’utiliser des gobelets)
  • ramener une gourde (plutôt que d’acheter des bouteilles plastique)
  • rajouter des poubelles de tri sélectif,
  • proposer des menus végétarien au restaurant d’entreprise
  • etc.

C’est un premier pas idéal pour engager rapidement une démarche RSE et DD. Cerise sur le gateau : cela met tous les collaborateurs en mouvement sur ce sujet,sème déjà des graines dans les esprits (“et si on faisait autrement ?”). Habitudes qu’ils pourront d’ailleurs adopter en entreprise, comme à la maison. Cette démarche peut déjà faite naître une émulation collective sur ces sujets.

70% des salariés souhaiteraient être davantage impliqués dans la stratégie RSE de leur entreprise

(Troisième édition du baromètre RSE Ekodev-Des enjeux et des hommes – Occurrence 2017)

Ces premières actions peuvent aussi commencer à satisfaire la demande d’avoir plus de “sens” au travail pour de nombreux salariés. A la clef : un engagement collaborateur qui commence à grimper, et donc plus d’implication et d’efficacité au travail :

En moyenne, la pratique de la RSE procure un gain de performance de 13% par rapport aux entreprises qui ne l’intègrent pas

(France Stratégie 2016)

Si vous souhaitez mieux comprendre le cercle vertueux des actions RSE & DD en général (engagement des collaborateurs, marque employeur : rétention et attraction des talents…), n’hésitez pas à consulter notre précédent article.

Par ailleurs, la mise en place de ces éco-gestes peut être faite de manière ludique, avec de la gamification par exemple. De cette façon, on s’assure d’engager un maximum de collaborateurs. Astuce : la communication sur l’impact concret des éco-gestes (CO2, eau économisée, déchets évités…) réalisés par les N salariés de l’entreprise nourrit l’émulation collective… C’est l’approche que Prowd a choisie. Une solution simple et ludique, sous la forme d’un coach digital, pour rendre le passage à l’action encore plus facile.

Next : diagnostiquer l’impact de son activité

Bilan Carbone® & Bilan GES : mesurer, réduire, compenser

Le Bilan Carbone® est une méthode développée par l’ADEME et l’Association Bilan Carbone (un de leur document synthétique ici). Celui-ci définit et met en œuvre une démarche de progrès en matière de GES (évaluation et réduction de ces Gaz à Effet de Serre).

Dans la cadre d’un bilan GES, on utilise des “scopes” afin de déterminer le périmètre au sein duquel sont étudiées les émissions de GES de l’entreprise. Le scope 1, périmètre le plus restreint, concerne les émissions directes de l’activité (par exemple un processus industriel). Le scope 2 concerne les émissions indirectes liées aux consommations énergétiques (la consommation d’énergie pour l’entreprise ou ses processus). Finalement, le plus large scope, le 3, se penche sur les autres émissions indirectes (les GES des achats, les déplacements des salariés…).

Pour les entreprises à partir d’une certaine taille, il est obligatoire de réaliser un “Bilan des émissions de gaz à effet de serre” (BEGES). Le périmètre de ce BEGES est plus restreint que celui du Bilan Carbone® car il se limite aux scope 1 et 2 du Bilan Carbone®. Vous pouvez donc commencer votre bilan par un simple BEGES, avant de le compléter avec le scope 3 pour obtenir un bilan complet.

Adapter, transformer le coeur de son activité

Votre bilan carbone réalisé, vous savez où sont les plus grosses sources d’émissions de GES de votre organisation. Il s’agit donc désormais d’aller plus loin que les éco-gestes, et d’adapter le coeur de votre activité ! Voici une liste (non exhaustive !) de démarches à implémenter, en fonction de votre secteur d’activité.

  • Les achats responsables : maîtriser ses coûts tout en anticipant les risques économiques, sociaux et environnementaux de ses achats (et ils représentent en moyenne 50 % du chiffre d’affaires d’une entreprise !)
  • L’éco-conception : c’est la conception des produits en recourant « aussi peu que possible aux ressources non renouvelables en leur préférant l’utilisation de ressources renouvelables (…) » (Recyclabilité et revalorisation des produits, optimisation des durées de vie, réduction des substances dangereuses, normes et réglementations…).
  • L’éco-logistique :« démarche visant à concevoir la chaîne logistique et la gestion des flux corollaires avec une préoccupation constante de respect de l’environnement, de réduction de l’empreinte carbone » (utilisation de véhicules de transports peu/moins polluants, de réflexion multimodale favorisant les synergies…).
  • La reverse logistique : concerne l’ensemble des pratiques liées à la réutilisation des matériaux et produits. « ensemble des processus de planification et de contrôle des flux de matières premières, des encours de fabrication, des produits finis (…). » (Gestion des retours et déchets : collecte, tri, transformation ou élimination, revalorisation des produits usagés et reconditionnement…).
  • Nous pouvons aussi parler spécifiquement de l’informatique et les systèmes d’information : DEEE, Green IT, numérique responsable, matériel et infrastructures, serveurs et datacenters, ).

Les labels et normes

Les labels et normes permettent aux entreprises de garantir la fiabilité et la qualité de leurs pratiques développement durable. Ces labels requièrent des processus dont la complexité varie : de l’action à l’évaluation, en passant par la mobilisation des collaborateurs… Nous en décryptons quelques-uns pour vous.

ISO 26000 : une norme qui fait figure de référence dans le domaine.

Elle permet à toute organisation de se structurer pour mettre en œuvre ses chantiers RSE et DD. ISO 26000 fait figure de guidelines ; elle n’impose pas d’exigences au sens strict, et n’a pas pour objectif une quelconque certification. ISO 26000 aborde les 7 questions centrales de la RSE : gouvernance de l’organisation, droits de l’Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communautés et développement local. Comme pour toute démarche RSE, ISO 26000 implique que les performances d’une entreprise en matière de RSE peuvent avoir des conséquences positives sur les questions suivantes : avantages concurrentiels, réputation, capacité à attirer et à retenir ses collaborateurs et clients, maintien de la motivation et de l’engagement de ses employés, ainsi que de leur productivité, etc.… 

Lucie : un label, et une communauté d’organisations qui s’engagent sur la RSE. Le parcours :

  • Auto évaluation en ligne (questions sur les 7 thématiques qui composent la RSE selon la norme ISO 26000).
  • Formation Lucie 26000 (pour se familiariser avec la norme ISO 26000 et la méthode LUCIE pour intégrer la RSE au cœur de l’organisation).
  • Labellisation Lucie 26000 (étape ultime du parcours, garant de la crédibilité de la démarche).

EcoVadis : une plateforme de référence en matière d’évaluation de la durabilité des achats de l’entreprises. Le parcours :

  • Un questionnaire en ligne, pour évaluer votre propre niveau de “durabililté”.
  • Ses résultats vous permette de comprendre, comparer et améliorer vos performances? Leur publication vous permet d’être reconnu et valorisé pour vos performances RSE,
  • A l’inverse, vous pouvez y trouver les fournisseurs responsables de vos rêves !

Zei : une plateforme pour comparer les entreprises selon leur engagement, classement par secteur d’activité, référencement d’alternatives. Le parcours :

  • Formulaires pour évaluer son score environnemental, social et de gouvernance,
  • se fixer des objectifs de progression,
  • Piloter sa progression de celle de ses partenaires sur les thématiques d’impact (fournisseurs, adhérents, clients…). 

Evaluer l’impact, et communiquer

La DPEF (rapport RSE)

En France, les S.A. de plus de 500 salariés sont légalement obligées de publier annuellement un “rapport RSE”. Aujourd’hui, ce rapport se nomme officiellement DPEF (déclaration de performance extra-financière). Ce document synthétique rend publique les informations sur les initiatives prises par l’entreprise pour le respect des principes du développement durable. En interne, ce rapport permet aux entreprises de quantifier et d’analyser les conséquences concrètes de leurs activités sur la société, l’environnement, et l’économie. En externe, il permet à toutes les parties prenantes de l’entreprise (fournisseurs, partenaires, clients) de mieux comprendre les efforts de l’entreprise en matière de développement durable et de RSE. 

Au-delà du rapport RSE

A force d’entendre tout type de publicités vantant des produits tous plus verts les uns que les autres, les citoyens-consommateurs parviennent à faire la différence. Et surtout, les faux-pas des entreprises écornent de plus en plus leur image. Cette image grand-public est fortement liée à leur prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux, éthiques… Et les choix concrets de consommateur en découlent souvent :

90% des consommateurs attendent des marques qu’elles s’engagent et les aident à mieux consommer.

(Etude européenne sur la consommation raisonnée, Oney 2020)

Les entreprises ont donc intérêt d’aller bien au-delà de la démarche purement réglementaire, et d’engager des actions fortes. Favoriser la synergie les départements communication et RSE des entreprises est donc fondamental. Ensuite, au-delà de la communication externe, tout type d’action RSE et DD doit également être communiquées en interne. De nouveau, cela renvoie aux notions d’engagement collaborateur et de marque employeur, évoquées plus haut, et décrites dans notre précédent article.

Pour conclure

La démarche de transition écologique (et solidaire) des entreprises regorge d’aspects. Cette démarche peut tout autant concerner des petits changements de comportements quotidiens que des évolutions profondes de l’activité de l’entreprise. Chez Prowd, nous aidons les entreprises à devenir actrices du changement, à améliorer leur résilience et pérennité face aux nombreuses crises qui nous font déjà face. Notre équipe est disponible pour vous faire découvrir notre outil digital dédié, lors d’une démo !

L’équipe Prowd